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Jeudi 6 décembre 4 06 /12 /Déc 16:39

Apres une longue absence, je suis heureuse de reprendre la plume sur ce blog, dans un article que je dedie specialement a Nabila et a tous mes fans anonymes que je decouvre!

 

Excusez le manque d'accents, pour linstant, c'est clavier QWERTY...

 

Dans les peregrinations abracadabrantes de Laurence, on continue!

 

Je me suis retrouvee a faire des photos de mannequins, que vous avez pu apercevoir sur mon site, ou encore sur ma page Laurence Tissot Photography.

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J'ai pris des photos de beautes insoupconnees...

 

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Des moments voles...

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Des petites bouilles

 

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Des photos plus formelles de showrooms, de produits, de feu meme!!!!!

 

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Des corporate events sexy!!!!

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Et des photos de princesse!

 

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Si vous souhaitez voir des articles publies avec les photos que j'ai prises lors du sommet Host Cities du 4 et 5 Decembre:

 

http://happeningindubai.blogspot.com/2012/12/olympics-experts-examine-games-legacy.html

http://www.alarab.co.uk/english/display.asp?fname=%5C2012%5C12%5C12-05%5Czsportsz%5C971.htm

http://www.fifa.com/worldcup/russia2018/photo/196/591/8/picture.html#1965918

Et tout cela sans avoir aucune idee de ce que je fais!!! J'apprends sur le tas, comme on dit! Meme pas mal... 

Par Laurence Tissot
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Vendredi 21 septembre 5 21 /09 /Sep 18:40
Une fois n'est pas coutume, je vais plagi, et sans scrupule... Je voulais écrire un post sur les événements qui secouent notre monde, ceux qui me touchent au coeur, à tous les sens du terme. Je me suis emportée, j'ai dénoncé, j'ai désespéré, j'ai tenté d'expliquer, et toujours, un paradoxe s'installait en moi... Et je lis cet article du philosophe Abdennour Bidar paru dans le MInde, et ma colère, ma déchirure intérieure s'apaise. Et si c'était à nous d'être moins cons que les cons? Dans le monde qui est le nôtre aujourd'hui, il ne nous reste qu'une option pour que ce soit tolérable: la tolérance. Et comme disait Gandhi, ça commence par moi! Merci à l'intelligentsia arabe de se manifester ainsi. Extraits, et chapeau bas! "Comment aider le monde musulman, toujours prisonnier de ce que le juriste tunisien Yadh Ben Achour définit comme une "orthodoxie de masse", à entrer dans un rapport critique au religieux ? En admettant d'abord qu'il faut bel et bien l'aider à y entrer, ce dont certains doutent en voyant dans cette volonté une énième expression de l'ethnocentrisme occidental. A ceux-là je dirais que non, l'universel n'est pas une invention occidentale, et que non, cet universel-là n'est pas le destin spécifique de l'Occident : l'esprit critique vis-à-vis du religieux est appelé à devenir le bien commun de l'humanité. Toutes les cultures humaines ont vocation à sortir de la religion, qui bien entendu ne disparaîtra pas, mais qui ne jouera plus jamais pour les hommes le rôle de "premier moteur" de civilisation qui a été le sien pendant des millénaires. Notre défi commun, au-delà des frontières entre cultures et sociétés, est de réfléchir à la forme que le monde pourra prendre demain au-delà du religieux et de tout ce qui en a pu en tenir lieu jusqu'ici. Mais pour cela, nous avons besoin d'autres théories de la "sortie de la religion" que celles qui ont été élaborées par l'Occident. Voilà à quoi il faut appeler le monde musulman, à quoi il faut lui demander de contribuer, de collaborer : à une "désoccidentalisation" de ce thème de la sortie de la religion, né en Occident et qui n'a été pensé jusque-là qu'à partir de l'Occident selon un modèle occidental et par des penseurs occidentaux, de Max Weber à Marcel Gauchet. Pourquoi nous faut-il maintenant autre chose ? Parce que face au "retour du religieux", qui est une régression, il faut se demander ce qui n'a pas marché dans le processus de sortie de la religion tel qu'il a été pensé et conduit ici. Si donc le religieux ne veut pas mourir, c'est que l'Occident, malgré tout le talent de ses penseurs, n'a jamais réussi à lui donner de bonnes raisons de le faire... Toutes ses théories sur le désenchantement du monde, la sécularisation politique du religieux, la mort du sacré ou de Dieu, sont puissantes, mais s'avèrent insuffisantes et trop partielles. Elles ont un premier défaut, qui a été de "vouloir fabriquer de l'universel toutes seules", à partir des seules ressources de l'Occident. Elles sont restées ainsi ignorantes de ce qui se joue ailleurs dans le monde, et de ce qui venant d'autres horizons intellectuels et culturels aurait pu donner à ce projet de sortie de la religion une vitalité plus durable. Résultat, ces théories occidentales sont périmées. Mais qui s'attend, et qui acceptera, qu'un penseur de l'islam se mêle à cette discussion que l'élite intellectuelle d'Occident se réserve depuis le XIXe siècle ? Voilà pourtant comment il faut aider le monde musulman à sortir de la religion, à entreprendre un aggiornamento critique de ses représentations. En l'invitant à entrer dans ce type de débat sur le sens, la pérennité et l'issue du processus de sortie de la civilisation humaine hors de sa matrice religieuse. En lui demandant quelle part il peut prendre à ce débat, quel génie propre il peut y apporter qui soit universalisable. En lui demandant donc de relever le défi intellectuel, scientifique, culturel, de l'élaboration de véritables pensées de la sortie de la religion, alternatives vis-à-vis de ce qu'a déjà proposé la modernité occidentale. Il faut inviter le monde musulman à nous aider à repenser le rapport de l'homme aux dieux, quels qu'ils soient ; et pour cela se préoccuper avec lui, comme le faisait si bien l'islamologue Mohammed Arkoun (1928-2010), de l'état de ses facultés de sciences humaines hélas souvent en situation de déshérence, voire d'inféodation tacite au dogmatisme et au magistère religieux, alors que la sociologie, la philosophie, l'histoire, la linguistique, etc. devraient travailler à produire des discours d'émancipation vis-à-vis de ce religieux. Elles doivent former ensuite des nouvelles générations plus éclairées, plus lucides, sur le rapport qu'elles doivent entretenir à leur héritage spirituel et sur les métamorphoses qu'elles doivent lui imposer pour le rendre contemporain des grands défis humanistes du siècle. Voilà à quelle condition de refondation du sous-bassement culturel et existentiel de ces sociétés le "printemps arabe" pourra être autre chose que l'espérance d'une seule saison. Mais au lieu de ça... Au lieu d'aider le monde musulman à sortir la tête de l'eau profonde de son obscurantisme en l'exhortant ainsi à penser, à se repenser, en l'invitant à le faire pour lui et pour nous, l'Occident préfère la plupart du temps jouer à se faire peur avec l'islam. Quelle puérilité ! Quelle inconséquence ! On vient encore d'en avoir l'exemple navrant, avec ce navet anti-islam [L'Innocence des musulma ns] fabriqué par quelques provocateurs qui ne méritaient pas cette gloire soudaine, ou bien en s'excitant à l'avance sur les réactions que ne manqueront pas de provoquer les nouvelles caricatures de Charlie Hebdo. D'avance on frissonne en pensant à ce que vont faire les plus énervés des musulmans, d'avance on se terrorise des fureurs terroristes que cela ne manquera pas de déchaîner. Pourquoi jouer ainsi avec le feu ? Pourquoi agiter ce genre de chiffon rouge, sachant que cela va susciter la violence, puis déclencher le cycle infernal de la haine et de la peur ? Pourquoi attendre et provoquer toujours de l'islam la réaction la plus bête, la plus agressive ? Inutile en réalité d'en attendre une confirmation de plus : oui, l'islam est allergique à la critique, oui, il est à peu près incapable d'autodérision... Mais tout ça, on le sait déjà. Encore une fois, posons-nous la question de la façon la plus efficace, et la plus charitable, de l'aider à dépasser ce blocage en l'appelant à entreprendre avec nous le dépassement d'un autre blocage qui nous concerne tous, au seuil d'un avenir humain où la religion n'aura plus jamais la même place, et où il faudra réussir à faire mieux qu'elle en matière d'exaltation, de compréhension et de réalisation du mystère inscrit au coeur de tout être humain."
Par Laurence Tissot
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Dimanche 29 juillet 7 29 /07 /Juil 15:32

Je suis heureuse de vous présenter le résultat final de mon travail personnel estival:

 

                       

                                "DES VIDES et Dé-CONSTRUCTIONS"

 

 

Un travail qui me tient à coeur, car un travail intense, mené dans le silence, sous une chaleur écrasante, et bien souvent dans la clandestinité la plus totale (je me suis retrouvée plus d'une fois dans des situations très borderline avec la police...)

 

Il s'agit d'une reflexion esthétique menée en parallèle sur la place de la machine dans nos vies, sur l'abandon, le vide aussi, et l'humain, dans son rapport à ces trois élélments.

 

Dans une ville trépidante, en pleine métamorphose, comme Dubai, j'aime partir en quête de ces traces paradoxales de la présence/absence humaine.

 

Vous pouvez retrouver l'intégralité de ce projet sur ma page Facebook Laurence Tissot Photography.

 

Vos commentaires sont les bienvenus!

 

@Copyright Laurence Tissot Photography (Tous Droits Réservés)

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Par Laurence Tissot
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Jeudi 26 juillet 4 26 /07 /Juil 13:21

Un indice, allez les bleus!!!! (version 1998!)

En plein shooting, pause paparazzi

 

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Par Laurence Tissot
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Jeudi 26 juillet 4 26 /07 /Juil 12:58

Top génial! Une sensation incroyable... Le vent, la liberté, la mer à l'horison, le flottement... C'est comme prendre l'avion mais sans la carlingue.

J'étais émue aux larmes!

A faire!

 

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Et le résultat AVANT/APRES de mes prouesses artistiques (je suis bien sûr ironique...)

 

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Par Laurence Tissot
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Jeudi 26 juillet 4 26 /07 /Juil 12:18

Un grand bonjour ensoleillé à tous!

 

Je reprends ma plume-clavier après bien longtemps... Mais avec le même plaisir. Les jours passent et ne ressemblent jamais au pays de Laurence!

 

L'année scolaire s'est terminée sur les chapeaux de roue. Et ce n'est pas peu dire... J'étais arrivée à un tel degré d'épuisement physique et psychique que je me suis pointée à un shooting sans...       ...mon appareil! Faut le faire tout de même!

 

Nommée à l'insu de mon plein gré "Professeur Principal de la classe de 3ème", je me suis retrouvée à mener des conseils de classe, à décider de l'orientation de mes chères têtes blondes, et on m'a même envoyée à Abu Dhabi en commission d'appel pour débattre des redoublemets et passages. J'avais l'impression de me retrouver en prépa, face à mes examinateurs! En soi, l'expérience est intéressante, mais elle le devient beaucoup moins quand je me fais harceler par les parents (présents eux aussi pour arguer sur le sort de leur progéniture chérie): "saviez-vous que ma fille est très malade?" Euh non, mais je sais qu'elle est très pas capable de passer en classe supérieure!

 

Bref, démission posée au lycée, soulagée, quoi que triste de perdre mes classes pour lesquelles on développe une affection toute particulière... Ils nous réservent des surprises: sur le lot, on en touche quelques-uns, pas toujours ceux qu'on croit. Mais quelle satisfaction de voir leurs yeux pétiller lorsqu'ils comprennent un truc, captent une leçon de vie, ou se remettent en question dans leur trajectoire fluctuante d'adolescents...

 

Bref, de nouveaux horizons s'ouvrent à moi: la photographie à (presque) temps plein, avec de nouveaux clients (que je ne peux pas citer): à moi tous les évènements sportifs de Dubaï, à moi de grandes aventures!

 

D'autant plus que je suis dorénavant légalement sur le territoire, avec visa de résidence, permis de conduire, licence commerciale, autorisation de me curer le nez le vendredi, et tout le tralala!

 

L'été se déroule en toute tranquilité, ou plutôt dans la fainéantise la plus absolue. A tel point que je doute de mes capacités à pouvoir reprendre le rythme qui a été le mien ces deux dernières années!

Fainéante, je l'admets (même répondre à mes emails me demande une énergie folle...), mais fidèle à moi-même: sport quotidien (tennis, natation, badminton, gym, et bikram yoga! J'y reviendrai...), j'ai repeint mon appart, j'ai fait un tour d'hélico au-dessus de Dubai, du parasailing, et autres petites folies. 

 

Alors, le bikram yoga... Ou la torture volontaire. Le concept, très en vogue en Amérique du nord et Canada: pratiquer 26 postures de yoga pendant 90 minutes dans une pièce chauffée à 40,2 degrés!!!! C'est là que ça devient marrant! Première séance, tu es au bord de l'apoplexie, ton cerveau ne t'envoie qu'une information: mais qu'est-ce que je fous là, bordel de merde!!!! Au fil des séances, la souffrance diminue, je crois, de presque 0,0001%, mais on s'y fait, et on y revient! Les résultats sont spectaculaires, en ce qui me concerne. Bon, maintenant, faut pas avoir peur de suer (perte liquide de 3000%).

 

Le Ramadan bat son plein, une pratique qui continue de m'exaspérer, sans manquer de respect à quiconque. Les dépenses des foyers augmentent de 30%, on inverse le jour et la nuit, on se goinfre, sans compter à quel point se priver d'eau sous 52 degrés est un tantinet dangereux...

 

Quand je dis 52, je pèse mes mots! Si vous regardez la météo, jamais un thermomètre n'affichera plus de 50. D'abord parce que ça repousserait les touristes étrangers, ensuite parce qu'à plus de 50 degrés, on ne travaille plus dehors, et que ça serait dommage de priver tous ces construction workers de leur calvaire quotidien...

 

Côté photos, je me suis mise en tête d'aller faire des photos en extérieur la semaine dernière. Ah bah j'étais pas loin du bikram yoga! 5 heures sous le soleil, à prendre des photos d'usines désaffectées. J'adore! Il y a une dynamique fascinante dans ce pays, entre la construction et le vide, entre le luxe et la pauvreté, entre l'intérieur et l'extérieur, entre l'occupation et la désocuppation.

 

Seule avec mon appareil, j'arpente les villes et les déserts, les espaces désemplis et ceux en mouvement perpétuel. Photos à suivre...

Petite anecdote: je me trouvais dans une vieille usine de marbre, et j'ai mis le pied dans ce qui me semblait être du béton (blanc???!!!) solide. Mais à 52 degrés, tout fond! Résultat, je me suis enfoncée jusqu'au genou dans du plâtre (je ne saurai dire quelle substance c'était) fondu... J'étais morte de rire! Fallait me voir: trempée de sueur, pleine de poussière et de charbon, la moitié de la jambe et la chaussure recouvertes de merde... C'est rien, je suis photographe.

 

Quant au mois d'août, il s'annonce sous les meilleurs auspices: de retour en France après 2 ans, avec au programme Paris, Tours, la vallée de la Loire, la Venise Verte (Poitevin), Albi, ses environs, avion pour Venise, puis Bologne, puis le mariage d'amis qui me tiennent tellement à coeur.

Pour les curieux, mon hôtel à Venise: http://www.hotelbelleepoque.it/en/camere.html. Pas dégueu...

 

Enfin, j'annonce à tous la création de ma page Facebook : Laurence Tissot Photography, où je posterai chaque semaine une photo issue de mes travaux persos. Plus vous "aimez", plus ma page apparaîtra dans les premiers liens pour des photographes à Dubai.

Et n'oubliez pas de jeter un oeil à www.laurencetissot.com.

 

J'essaie d'éditer dans la journée, voire la semaine, mes photos d'hélico, de parasailing, d'usines et autres, et je vous balance tout cela sans ceinture de sécurité!

Par Laurence Tissot
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Mardi 3 juillet 2 03 /07 /Juil 14:14

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Par Laurence Tissot
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Mardi 3 juillet 2 03 /07 /Juil 14:07

Tiré de www.liberation.fr

Syrie, l’archipel de la torture

2 juillet 2012 à 22:16
Extrait d’une vidéo postée sur YouTube montrant des soldats traînant un blessé lors d’arrestations de masse à Deraa, le 10 mars. 

L’ONG Human Rights Watch publie aujourd’hui un rapport glaçant sur les sévices à grande échelle perpétrés par le régime de Bachar al-Assad.

Par JEAN-PIERRE PERRIN

C’est le pays des mille tortures, toutes plus abominables les unes que les autres. Pas un opposant ou une famille d’opposant qui ne soient sous la menace de supplices qui ont pour nom «le tapis volant», «la chaise allemande» ou la falaqah (bastonnade de la plante des pieds) et qui visent à briser les corps et les esprits, à mutiler ou à handicaper, souvent pour la vie.

Ce sont d’ailleurs des actes de torture perpétrés en février 2011 contre une dizaine d’enfants de Deraa (sud-ouest), coupables d’avoir écrit des graffitis contre le régime, qui sont à l’origine de l’intifada syrienne. Ce que l’on connaît de ces tortures n’est en fait que la partie immergée de cet iceberg noir, comme les prisons souterraines dans lesquelles elles sont infligées. Mais on en sait davantage grâce à un rapport de 81 pages de l’organisation Human Rights Watch (HRW), publié aujourd’hui sur son site, qui révèle l’ampleur de la mécanique tortionnaire du régime syrien.

«Broyé». C’est une interminable leçon de ténèbres et d’horreurs ; son titre le laisse présager : «l’Archipel des tortures : arrestations arbitraires, tortures et disparitions forcées dans les prisons souterraines syriennes depuis mars 2011». Il est fondé sur les entretiens avec 200 ex-prisonniers politiques, recueillis notamment en Jordanie.

 

 

D’abord, les tortionnaires. Les plus abominables appartiennent à quatre «services» : la Sécurité militaire, la Sécurité politique, le Directoire des renseignements généraux, la Sécurité de l’armée de l’air. Chacun d’eux possède un centre à Damas et des branches régionales, locales et dans les principales villes de province. Chaque branche possède des centres de détention de taille variable. «Ces agences de renseignement dirigent un archipel de centres de tortures à travers tout le pays. En publiant leurs adresses, en décrivant leurs méthodes de torture et en identifiant ceux qui les dirigent, nous leur signalons qu’ils auront à répondre de ces crimes horribles», explique Ole Solvang, l’un des chercheurs de l’ONG.

Ces centres de torture sont au nombre de 27. La forme de torture la plus pratiquée est le shabeh. «Ils m’ont suspendu par les poignets au plafond et m’ont battu à coups de bâtons, de câbles, de bâtons électriques. Il y avait quatre ou cinq personnes accrochées à côté de moi. Ils me battaient jusqu’à ce que je m’évanouisse. La douleur est si forte qu’on arrive à ne plus la sentir. Ils me testaient en éteignant une cigarette sur moi. Sans réaction de ma part, ils n’insistaient pas : cela ne servait plus à rien de me battre davantage», raconte Fawzi, qui a passé soixante-dix jours en détention à Alep (nord-ouest).

 

La carte des centres de torture syriens

 

 

Un prisonnier de 31 ans raconte avoir dû d’abord se mettre nu : «Puis, ils ont broyé mes doigts avec des pinces. Et ils ont accroché des agrafes à mes doigts, ma poitrine, mes oreilles. J’étais seulement autorisé à les enlever si je parlais. C’est les agrafes dans les oreilles qui étaient les plus pénibles. Ils ont aussi utilisé deux câbles reliés à une batterie de voiture pour m’infliger des chocs électriques et des pistolets paralysants contre mes parties génitales. Ils m’ont torturé comme ça trois fois par jour pendant trois jours. Je pensais que je ne reverrais jamais ma famille.» 

Enfant. C’est sans doute la Sécurité de l’air qui est la plus cruelle. On y brûle les prisonniers à l’eau bouillante ou avec de l’acide. Fait significatif : elle doit son importance à Hafez el-Assad, le père de Bachar, lui-même aviateur et qui en a fait un instrument de répression totalement sous son emprise.Fadi raconte avoir été leur prisonnier, en avril 2011, ses bourreaux cherchant un de ses cousins : «Ils m’ont attaché sur une chaise électrique. Ils posaient les mêmes questions en me battant. Ils me frappaient avec leurs poings et leurs pieds et il y avait une batterie avec un câble qui était relié à un de mes doigts. Plus tard, ils m’ont frappé la plante des pieds avec un bâton. Et mes jambes étaient serrées par une ceinture afin que je ne puisse pas les bouger. J’étais allongé, mon visage face au sol et mes pieds relevés. Il y avait deux personnes qui me battaient avec un bâton en silicone. L’un était debout sur mon cou. Vous préférez mourir. Vous espérez mourir. Pendant toute cette période, ma famille ne savait rien. Elle ignorait si j’étais mort ou vivant.»

Même les enfants sont torturés : «Il y avait un gamin de 8 ans qui était avec nous et qui était battu. J’entendais les soldats se demander : "Où est le gosse ?" Il avait été arrêté avec nous. Quand ils nous ont poussés dans la camionnette, j’ai entendu des officiers dire au chauffeur : "C’est un cadeau pour toi." J’ignore ce qui lui est arrivé.»Une autre forme de torture est d’entasser jusqu’à 300 ou 400 détenus dans des cellules de 5 mètres sur 10. «Les gardes nous battaient sans cesse, quand ils nous apportaient à manger, quand ils nous emmenaient aux toilettes», raconte un ancien détenu. «La torture du régime est très sophistiquée. Elle vise à punir, à intimider, à détruire. Très peu à recueillir des informations», résume Ole Solvang, du HRW.

Par Laurence Tissot
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Samedi 28 avril 6 28 /04 /Avr 17:24

 

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Par Laurence Tissot
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Lundi 12 mars 1 12 /03 /Mars 10:48

La liste des coups de gueule pourrait être longue, en ces périodes électorales, en ces périodes de crise afghane, israélo irani palestino et otros, à un an du désastre nucléaire, etc, etc... Aujourd'hui, je gueule car: - une cinquantaine de corps de femmes et d'enfants ont été retrouvés ce dimanche, à homs, égorgés ou au mieux poignardés. Mais comme dit kofi, il y a de l'espoir... Ah bah heureusement! Nous essayons en vain de faire sortir la famille de Belal, qui terre leurs petites filles sans eau ni téléphone ni nourriture. C'est mission impossible. Personne ne sort du pays, de la ville, de chez soi. Aller faire faire des passeports relèverait du suicide organisé. Certains de mes fidèles et courageux amis m'ont demandé comment ils pouvaient m'aider, nous aider, aider le peuple qui souffre de la cruauté inhumaine d'une poignée... Mes amis, je n'en sais rien. Je ne sais pas quoi faire. Impossible d'apporter des soins, nos réseaux de résistance ici ne fonctionnent plus. Nos pauvres et dérisoires colis n'atteignent plus le Liban. Mon passeport est sous surveillance. Je dirais qu'il faudrait une immense chaîne humaine, comme pour le nucléaire, qu'il faut utiliser les réseaux sociaux pour mettre la pression sur nos gouvernements, qu'il ne faut rien lâcher... C'est vain, mais il faut continuer à dire, à montrer. J'en profite d'ailleurs pour dire à tous les annonceurs qui m'offrent de faire de la publicité à mon blog qu'ils peuvent aller se faire cuire un œuf, que je n'ai pas besoin d'eux, que ce blog doit rester libre. Aux collègues qui arrivent l'air affolé, me suppliant de faire attention, me demandant si je n'ai pas peur de ce que je dis, de ce que je montre, je leur réponds, merci, mais je pense qu'au contraire il faut continuer à dire et montrer, à dénoncer et à critiquer. Qu'on me vire, qu'on me réprimande, qu'on m'interroge, qu'on me condamne, qu'on m'emprisonne, je refuse de céder à la peur, au qu'en dira-t-on, au politiquement correct. La censure est assez grande pour que je ne commence pas à m'auto-censurer. Mes amis, je ne sais quoi faire ou dire, sinon de continuer à dire ou faire...

Par Laurence Tissot
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De quoi ça cause

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Les differents états de Lau

Ca, c'est la partie narcissique du blog... C'est le mien, ça tombe bien, je fais ce que je veux!
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Avec ca, si on me dit que j'aime pas les enfants!!! Je prends la pose, je fais des gouzis gouzis, puis je redonne a papa maman. Ca me va tres bien comme ca, de loin. De tres loin. A petites gouttes homeopathiques...
 



                       
 
  
 
 
  
 
          
 
 
   
    

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Infos pratiques

Joignable sur mon portable sur demande polie, courtoise et bien intentionnée.

Mon adresse email de toujours:
Suite à de nombreux mails plus qu'indésirables, je me vois obligée de ne plus le faire figurer dans ma page d'accueil.
Pour ceux qui n'auraient pas mon mail, mais qui souhaitent me contacter pour des raisons louables (on évite donc toutes les propositions salaces que j'ai pu recevoir), merci de laisser un commentaire via ce blog.

Pour les courriers:
On oublie aussi les courriers, pour ces mêmes raisons!

Enfin, pour les Skyppeurs, vous pouvez me demander mon identifiant.
Je ne le mets plus en ligne, car je reçois 20 invitations par jour de gens qui me sont inconnus!

Au final, je ne donne que peu de moyens de me joindre, mais j'évite ainsi les mille propositions malhonnêtes qui me parviennent quotidiennement!

"Il n'y a que les routes qui sont belles, peu importe où elles nous mènent...'

 

"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque",
René Char

Images Aléatoires

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