Aurevoir Dubai
La nouvelle de la semaine (ou plutôt de la semaine dernière), et à part la défaite cuisante de Federer, c'est la mort du fils du Sheik d'Abu Dhabi. Tous les services puvlics et les écoles locales ont été fermées pendant trois jours, et aucune musique n'était autorisée dans quelque lieu que ce soit. Crash d'hélicoptère, version officielle, meurtre, version officieuse. Décédé avec ses collègues, version politiquement correcte, avec des prostituées, version inimaginable... J'adore!
Dans moins d'une semaine maintenant, je vais m'envoler pour les Etats-Unis. New York pour 15 jours, ce qui me réjouit, 15 jours en France (j'envoie bientôt mes dates de tournée), ce qui me ravit, et la campagne le reste du temps, ce qui me déprime.
Six mois ont passé, je tente de faire le point. A mon arrivée, je pensais qu'il faisait chaud. Désormais, je ne peux plus porter mes lunettes à l'extérieur, plus personne d'ailleurs, car ellles s'emplissent de buée persistante immédiatement, phénomène dû à l'humidité critique qui rend les 43 degrés pour le moins insupportables...
Le temps a passé, donc, et voilà qu'il me coûte de laisser cet endroit. J'aime cette chaleur, j'aime cette ville grouillante, pleine d'avenir, de dynamisme, où se cotoîent plus de 150 nationalités en parfaite harmonie. J'aime vivre ici, j'aime les gens que j'y ai rencontrés, les épreuves que j'y ai traversées, et si c'était à refaire, je dirai plutôt deux fois qu'une. J'aime aussi ce qui m'attend, j'aime aussi ce que j'ai laissé derrière moi en quittant la France, puis l'Espagne, puis la Belgique. Il y a des forces en nous qui nous poussent au-delà de tout ce qu'on aurait pu imaginer. Moi, ça continue de cogner à l'intérieur, c'est bon signe.
J'ai encore tellement de choses à parcourir, découvrir... Le grand émerveillement d'une vie qu'on choisit de mener en accord avec ce que l'on est.