Népal, impressions de voyage

Publié le par Laurence Tissot

Avant de commencer à bombarder mes photos, je commencerais par mon article habituel sur les généralités, ce que j'ai retenu, noté, ressenti...

Le Népal a été une expérience fabuleuse et très intense pour moi. C'est une pure merveille, indescriptible, au-delà des mots. Pas toujours rose, mais définitivement enrichissant. Un pays extrêmement photogénique, à tel point que je ne savais plus où donner de la tête. Partout, à chaque coin de rue, tout est digne d'une photographie. C'est une carte postale vivante pérpétuelle. Tous ces clichés que l'on a en tête, sur ce pays, sur ces visages tellement marqués côtoient une vie quotidienne des plus intéressantes.

Ce voyage aura été de loin l'un des meilleurs de tous ceux que j'ai eu l'occasion de faire. J'en reviens changée, bouleversée, séduite, fatiguée, plus humble, des images plein la tête, des sensations, des questions,d es odeurs.

Un voyage sublime, à vif.

Voilà pour le côté subjectif et appréciatif.

Laissez-moi désormais aborder quelques détails de la vie quotidienne, essayer de vous retranscrire tout ce que j'ai noté au fur et à mesure de mon séjour. Comme d'habitude, il y aura de tout. Et cette fois, je vous ramène des vidéos, de la musique et des odeurs!

LES ODEURS, DONC
Le jour de mon arrivée, il faisait très froid, seulement 15 en journée, mais surtout -2 la nuit. Pour combattre ce froid, des feux de fortune avaient été allumés partout dans les rues. des feux autour desquels les plus démunis viennent se réchauffer, souvent pieds nus, sans aucune autre source de chaleur que la solidarité silencieuse dont les plus démunis sont souvent capables. Il ya avait donc une forte odeur de fumée, de cendres éteintes, de bois brûlant. Magnifique. A cette odeur se mélangeait celle du froid. Si, je vous assure, le froid a une odeur.
Sur la suite de mon séjour, j'ai souvent senti les épices, la canelle, aussi cette poudre qu'ils se mettent sur le front, mais bien souvent, c'était des odeurs de pots d'échappement, d'urine, de défections humaines ou animales, et souvent d'animaux morts (j'y reviendrais).

LA POLLUTION / LE TRAFFIC
Absolument insupportable. Comme jamais je n'en ai ressenti. Bon, je n'ai pas été en Inde, où j'imagine que ce doit être bien pire, mais c'était horrible. Masque obligatoire, au milieu d'un traffic dingue. Souvent, les vues panoramiques sur la ville sont impossibles à cause d'un gros nuage de pollution. Au bout de trois jours dans l'agitation de Kathmandu, j'ai eu des maux de tête terribles, des difficultés respiratoires (toux, asthme), et les poumons littéralement en feu. Un indice de pollution évidente: quand je me mouchais, ce qui sortait était noir! Ignoble.
Mais la pollution n'est presque rien comparée à la pollution sonore! J'ai cru devenir folle. Des klaxons toute la journée! Rien à voir avec le fourmillement asiatique auquel je suis habituée, et qui est pourtant prise de tête. Là, c'est klaxons, klaxons, klaxons. Vraiment, c'est insupportable. J'ai pris une vidéo qui rend un peu compte de l'état du traffic. J'étais au milieu d'un carrefour. Appréciez le chaos organisé, le bordel entre les piétons, les vélos, les scooters, les voitures, et le reste. Voyez comme les voitures passaient très très près de mes pieds. On ne sait presque plus quel est le sens de la conduite. Bref, c'est un bon exemple de ce qu'est marcher dans le coeur de Kathmandu.
Demi-tout en plein milieu de la route, ou alors on s'arrête acheter son poisson, bref, tout est permis. Quand j'ai pris des taxis, je fermais les yeux quand on croisait d'autres véhicules. Je me demandais toujours comment ça pouvait passer... 



THAMEL
Le quartier touristique de Kathmandu, où les majorités des touristes restent. Une sorte de Kao San Road pour les connaisseurs de Thailande, en plus dingo. L'endroit regorge de petits restos, de cafés internet, de guest houses, de magasins où ils vendent l'artisanat local (vêtements hippies, chapeaux de lama pour aller dans les Andes, tricots, etc.), mais surtout, de tous les magasins de faux: majoritairement des faux vêtements de montagne North Face, Mammut, etc. Pantalons, chaussures de randonnée, gants, bonnets, polaires, sacs à dos, on peut se refaire sa garde robe pour pas cher!

LA PHOTOGRAPHIE
Comme je le disais plus hait, le Népal est un paradis pour les photographes. On eput rester assis 5 heures au même endroit, et faire des photos de gens, de situations, absolument magnifiques. Je n'ai jamais eu autant de facilités à photographier les gens. Ils adorent. Ils venaient souvent spontanément devant mon objectif. Je suppose qu'avoir un bon appareil aide aussi (j'en profite pour répondre à Sabrina, la remercier de son commentaire: j'utilise un Canon 40D avec une lentille EOS 24-105). Le rapport des enfants à la caméra est stupéfiant: ils adorent qu'on les prenne en photos, se battent même pour être pris en photos, en redemandent. J'ai pour habitude de toujours montrer la photo que je prends à mon sujet, et lorsque je montrais leur photo aux enfants, ils devenaient complètement hystériques! Rires, pouffades, bref, du bonheur à 100%. Je demande toujours avant de prendre des portraits, surtout, si je suis très près de la personne, en montrant mon appareil et en faisant comprendre que je veux prendre une photo. Il m'est arrivé qu'on me le refuse, mais rarement. Il m'est aussi arrivé, bizarrement, et ça, c'est une première, qu'on me court après pour me taper parce que j'avais pris une photo, ou que tout à coup, la personne s'énerve et se mette à jurer. Bizarre, mais bon, ce sont les risques du métier!
A retenir, donc, les enfants, amusés, littéralement surexcités avec les photos! Cela se verra dans les abums que je publierais! Mais en voici un avant-goût:
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LES TOILETTES
De loin les plus dégueulasses auxquelles j'ai eu affaire (et je me répète, j'imagine que l'Inde est bien pire). Bon, des toilettes à la turque, faut s'habituer, mais pas d'eau, et souvent, plein de diarrhée de la personne précédente. Le truc: toujours se promener davec son rouleau de PQ (ça fait camping, c'est sympa!), et devenir pro de l'apnée. Sans quoi, c'est l'asphyxie assurée. Autre conseil: mieux vaut préférer la nature que les quelques toilettes disponibles.

LES PANORAMAS
Epoustouflants. Vue sur la chine de l'Himalaya depuis Kathmandu, et sur l'Anapurna depuis Pokhara. Même sans être fan de montagne, comme c'est mon cas, on ne peut que s'incliner. C'est absolument sublime. J'y consacrerai un article complet, mais en voici un aperçu:
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LES SALAIRES
La monnais locale est le ruppie népalais. 1 euro = 100 ruppies, environ. Le salaire d'un serveur (par mois), est de 2500 ruppies. Voilà, ça remet les idées en place. Salaire moyen du pays, l'un des plus bas au monde: 70 euros. Salaire d'un professeur: 150 euros. Souvent, les familles partagent à une dizaine de personnes le logement.
J'ai eu l'occasion de parler avec le serveur s'un restaurant, dont le rêve est de partir à Dubaï dans deux saisons. Discussion fascinante, pour enfin avoir le discours qu'on leur vend. Quand on lui a expliqué quelles étaient réellement les conditions de travail (exploitation, travail 6j/è, à raison de 14h/jr), logement minable à 6 par chambre, etc., le serveur était certes surpris, mais toujours déterminé: à Dubai, il sera payé une vraie misère, environ 300 euros pour les conditions sus-mentionnées, sous 50 degrés, loin de sa famille: c'est toujorus plus de 10 fois ce qu'il touche s'il reste au Népal... Cela laisse songeur... 


LES ANIMAUX
Les plus sacrés, les vaches, bien entendu (hindouisme oblige...) D'ailleurs, pour l'anecdote, il est possible de rentrer dans la plupart des temples avec ses chaussures, à condition que celles-ci ne soient pas en cuir... Bah oui, viande de boeuf!
Les singes font légion. Ils sont partout, plutôt en piteux état, le cul tout rouge, à se manger les poux et tout ce qui traîne. J'ai même vu des singes atteints d'une forme de lèpre. Intéressant...
Les chèvres aussi. Partout.
Les chiens, tous abandonnés, ou presque, sont les plus fainénats du monde! Ils passent leur temps à dormir, toute la sainte journée!
Les rats, morts pour ceux que j'azi pu photographiés.
Les buffalos, dont j'ai dégusté la viande.
Les sangsues, très présentes lors de mon trek. Il faut faire gaffe.
Les poules et poulets: traversent la rue comme vous et moi.


LES LANGUES
Beaucoup de Népalais ayant un lien avec le tourisme parlent couramment l'anglais. C'est universel, pour vendre, faut savoir négocier. Sortis de la capitale et des zones touristiques, on peut se brosser!
Le Népalais ets une belle langue, charmante. J'ai acheté un CD avec des chansons traditionnelles, laissez-moi en faire une video raccourcie (la version sur disque dure près de 20 minutes) et je vous le balancerais.

LES MONUMENTS
Impressionnants. Grandioses, fascinants. En bois sculpté, en finesse, en majestuosité, c'est du bonheur pur.

LES MAUVAISES HABITUDES
Outre les klaxons incessants, hommes et femmes ont la sale habitude de cracher à tout va. Et c'est pas du crachat discret. Le crachat de base, on va le chercher bien loin dans le fond de la gorge, on le remonte bruyamment vers les inus, et on bat les records de longueur à l'expulsion. C'est ignoble. Les femmes surtout, dont on a moins l'habitude en tant qu'occidentaux. En tout cas, c'est bien crade.
Cela m'embête un peu de le caser dans ce chapitre, mais bon, chacun comprendra qu'il n'y a pas de jugement de ma part dans ce qui suivra: les enfants des rues, qui sniffent de la glue. On les reconnait à leur mine de vagabond, les yeux hagards, le visage plein de morve, les cheveux hirsutes, à faire la manche. Sensation très glauque...
Autre mauvaise habitude (dans ma vision pacifiste du monde), mais pas le choix: une présence militaire à outrance. Des militaires en veux-tu en voilà.  

LES TAXIS
Se négocient avant la course, on oublie les compteurs. Minuscules, souvent sans rétros, tout pourris, mais avec l'autoradio à télécommande. C'est une constante, dans les pays du tiers monde. On a à peine de quoi bouffer, mais on possède tous un téléphone portable, et les joujoux hi-tech (aux Philippines, par exemple, j'avais été choquée de voir que toutes les familles, même les plus pauvres, possédaient un appareil karaoké).

LES ETHNIES
On trouve de tout. Mais toujours, des visages fascinants, comme sur les cartes postales qu'on a l'habitude de voir.
Un exemple?
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Beaucoup de traits tibétains, très beaux. Presque aussi beaux que les Cambodgiens. Les femmes peuvent être magnifiques. Elles réhaussent souvent leurs grands yeux noirs en amande de khôl (pour les gars, c'est de l'eye-liner, pardon, du crayon noir qu'on met autour des yeux, comme Cléopâtre).
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Les Indiens, présents comme dans toute l'Asie du sud-est, me font marrer. Ils ont un sens du privé bien à eux.  A savoir qu'ils n'en ont pas. Il m'arrivait de regarder mes photos, ou mes vidéos, ils vont littéralement appuyer leur tête sur mon épaule pour les regarder avec moi... Bon, une fois qu'on est habitués...

COMME AU MOYEN AGE
Comme au Moyen-Age, ou presque, on pompe l'eau à la main, on fait des poteries sur un socle qu'on tourne avec un baton de bois, on construit des chars avec des roues en bois qu'on polit, on sculpte avec de vieux outils, on coupe le poisson à même le sol, on file le cotton, on coud à la main et à la machine à pédales (pas la Singer de maman, celel en bois), on certit les pierres une par une, le tout, souvent dans des minuscules pièces sans lumière. Bonjour les yeux. Je consacrerais un article sur tous les savoir-faire.
Ah, et comme au Moyen-Age, ce sont les femmes qui font tout! Elles se trimbalent toujours des poids énormes sur le dos, ramènenet l'eau dans des cruches, et autres réjouissances de taille.
 L'eau chaude n'est pas systématique. Et l'electricité est coupée 5 fois par jour dans la ville. Les endroits les mieux équipés (les plus chers), sont équipés de générateurs qui prennent le relai (notamment dans les hôtels de luxe). C'estbruyant, et pas très afficace, mais c'est toujours mieux que le black out total.
En montagne, on oublie l'electricité, on y a va à la bougie, et véentuellement avec des éoliennes minuscules qui alimentent de quoi faire bouillir un peu d'eau pour sa toilette. C'est  spartiate, mais ça a son charme.


LES JEUX
J'ai été surprise, lors de mes différentes balades, de voir à quel point les Népalais jouaient. Surtout des jeux de carte, le carrom (billard indien), les échecs, le ping-pong, le badminton (avec des volants sans plumes, accrochez-vous!), mais aussi des jeux comme nos grand-parents: les enfants qui poussent des pneus avec des batons, les filles qui jouent à l'éalstique avec un bout de ficelle, les garçons qui jouent au ballon sans ballon, mais avec ce qui peut faire usage de, et enfin, des jeux de marelle tracés à la craie. Une petite fille avait dessiné quatre cases au sol, je lui ai demandé son bou de craie, j'ai dessiné une marelle, j'ai sauté, lui ai montré comment joué, rattraper la pierre au retour, et subitement, 20 petites filles ont rappliquées, et j'ai rarement vu des visages aussi heureux. Elles avaient compris la règle immédiatement (que j'avais tenté d'expliquer, je me souviens, à une petite fille à Dubai pendant plus d'une demi-heure, démonstration à l'appui, sans qu'elle n'y pige quoi que ce soit). Un moment d'une très grande émotion.
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LA PAUVRETE
Terrible. Omniprésente. Mais d'une belle et grande humilité. Une magnifique leçon.
Le plus dur, en ce qui me concernait, était la pauvreté infantine. Les enfants qui dorment à même les cartons, qui vont trier les déchets à même le sol pour trouver un bout à grignoter, qui recherchent des bouts d'or dans les cendres des morts une fois les corps brûlés. J'y reviendrai.

LA METEO
Pour moi, frisquette. En journée, on atteint les 26, c'est un plaisir, mais dès que le soleil se cache, ça caille. La nuit, on tombe à 3 degrés, sans chauffage nulle part, c'est dire si je me suis gelé les c... En montagne, on est tombés à -2, avec un vent force 4 sur l'échelle des Power Rangers, c'était Survivor Man pour prendre sa douche. Là encore, j'y reviendrai.
Mais voilà l'attirail en cas de froid, plan backpacker:
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Voilà pour aujourd'hui. Il y a mille choses encore à dire, la religion, les rituels, la nourriture, etc.
Le reste au fur et à mesure des articles, des photos.
Et pour le plaisir: le coucher de soleil dans les hauteurs de la vallée de Kathmandu:
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jimmy 02/03/2010 21:43


les premiers commentaires et les premieres photos me mettent l'eau à la bouche. J'ai très envie de voir la suite.
Pour la circulation je crois que dans la plupart des pays sous développé c'est la même chose. Pas de règles, mais tout le monde circule quand même. Et surtout pas plus d'accidents que chez
nous.
Pour la marelle, j'imagine ce que tu as pu ressentir. As tu joué un peu avec elles?
Aller je passe à l'article suivant.
Bises


mylène 23/02/2010 17:03


Merci petite soeur pour tous ces voyages. Je retiendrais surtout l'histoire de la marelle car c'est un grand moment pour toi et surtout pour ces petites filles. Mais je reste la première à qui tu
as du apprendre à jouer. Plain de bisous


Sabrina 22/02/2010 19:14


Merci pur les precisions sur l'appareil photos.
Je reste une inconditionnelle de vos aventures. La photo de la petite indienne avec le khol est superbe!


Papounet 21/02/2010 23:07


Mention spéciale à Matthieu, dont la conclusion est fort pertinente, et dont on peut tirer le corollaire suivant: quand on a des moyens, on a des règles, plus on a de moyens, plus on a de règles.
Putain, qu'est-ce qu'on est fli... friqués, ici !

Sinon, la circul, c'est assez marrant, je reconnais. Ça barre dans tous les sens, à pied en voiture en moto, ça n'arrête pas de klaxonner. Effectivement, on sent qu'il n'y a pas tout à fait les
mêmes règles que par chez nous, ou que s'il y en a de prévu pour tout ça, personne ne se prend le chou avec. Certainement parce qu'il n'y a pas grand-chose à craindre. Quel flic irait arrêter un
parmi d'autres pour le verbaliser ? De quoi ? De pas avoir mis son cligno, d'avoir klaxonner, de ne pas avoir respecter la priorité, ou autres billevesées inapplicable en ces lieux ? En tout état
de cause, ça a l'air de rouler, et finalement rien ne dit qu'ils ont proportionnellement plus d'accidents qu'ici. S'ils foncent dans le paquet, s'enchevêtrent de partout, personne ne speede
exagérément. L'endroit le permet pas, c'est sûr. Il n'empêche. Ce ne sont pas ceux qui font le plus de bruit et qui vont le plus vite qui roulent le mieux. Les taxis kamikazes sans rétro, c'est pas
parce qu'ils les ont perdus, arrachés au passage trop près d'un autre, ou qu'on leur a piqués, c'est parce que soit ils les ont préalablement enlevés pour ne pas blesser quelqu'un, soit il n'y en
avait pas quand ils ont eu la voiture, soit parce que ça ne sert à rien qu'à les distraire à vouloir regarder derrière alors que dans ce genre de traffic, il est impératif de regarder TOUT LE TEMPS
devant.

Joli costar de cosmonaute. Manque plus que le casque. On sent que tu pars pas pour une randonnée de pédé. Et pour la grimpette jusqu'à la neige et la glace, tu rajoutes les crampons, la tente
chauffée, et le poêle à mazout ?

Bravo pour la marelle. Episode sympa. La maffia des filles. Qui comprennent tout tout de suite. Ça va loin, l'héritage des chromosomes.

Allez, j'y retourne.
Bises
Salut à Mike
Your Pap


coco 21/02/2010 16:18


Et que dirais-tu d'un petit 3 degré quotidien à Paris?
Mention spéciale à ta tenue de cosmonaute qui te va à ravir!...