De retour à Dubai, reflexions, anecdotes et n'importe quoi

Publié le par Laurence Tissot

A quoi sait-on que l'on est revenu à Dubai? Les signes ne trompent pas...

 

D'abord, la chaleur: je pense avoir trouvé comment expliquer. C'est comme se retrouver dans une serre humide géante, dans laquelle on mettrait le chauffage à fond... Tout le monde a mis le pied dans une serre. Que ressent-on? L'envie oppréssante d'en ressortir et de revenir à l'air frais, non??? Eh bien voilà... Sauf qu'ici, il n'y a pas d'air frais. Hier, à minuit, je suis sortie récupérer ma voiture, j'ai dû marcher 4 minutes à tout casser: je dégoulinais, collais, répugnant...

 

On sait ensuite que l'on est rentré en terres civilisées au fil de notre délicieuse journée. La pharmacienne me ment sur des dosages de médicaments, pour ne pas avoir à me dire qu'elle n'a pas le médicament en question, chacun conduit comme un sauvage, je pose des questions auxquelles on répond complètement à côté de la plaque, comme par exemple: où puis-je faire faire mon permis de conduire? Réponse: pour le paiment des amendes, deuxième porte à droite... Ah, Dubai!!!

 

Bref, la transition est difficile, il faut réajuster le tir, reprendre patience, et renoncer à un certain nombre de concepts humains basiques et fonctionnels. C'est le prix à payer, ici, pour ne pas perdre la raison.

 

Quelques détails que j'avais oublié de mentionner auparavant:

 

1/ Lors du tournoi de badminton auquel j'ai participé en fin d'année dernière, et dont les joueurs étaient à 98% Philippins, une chose m'avait particulièrement interloquée: alors que les équipes étaient réunies sur les terrains, et à l'issue du speech de bienvenue, tous les participants se sont mis à prier! Main sur le coeur, ou mains jointes, au son de l'organisateur, micro en main, chacun a récité une prière afin de bénir le tournoi et les terrains. Eh bien, croyez-moi, cela fait froid dans le dos. J'ai demandé, depuis, combien me coûterait l'abonnement à l'année à la secte, mais pour répondre à Desproges, non, on ne peut pas plaisanter sur tout avec tout le monde...

 

2/ J'ai découvert récemment un site complètement addictif, que je déconseille à tout le monde: stumbleupon.com... Le concept: après avoir sélectionné ses centres d'intérêts, le moteur de recherche propose des sites divers, qui au fil des classements que nous leur attribuons, épousent de plus en plus vos goûts... Et je suis tombée complèteemnt accro! J'y découvre chaque jour des merveilles! Mais attention, à ne pas laisser entre toutes les mains!

 

3/Chaque soir, entre 18h et 20h, partout en ville, des Iftars sont célébrés (fin du jeûne du Ramaddan). Hier, j'ai eu l'occasion d'aller photographier un Iftar organisé sous une tente traditionnelle. Un vrai décor des Mille et une nuits. (Photos à venir, il faut que je travaille dessus!) Amphores, coffrets de bois incrustés, sculptures de dattes fraiches, petits fours aux graines de tournesol, bougies odorantes, coussins colorés, shishas, gâteaux à la pistache, thé et café arabes... J'étais comme Shéréharazade et les mille et un cons...

 

4/ Et enfin, je finis par du lourd:

Comment récupérer l'argent investi dans sa voiture quand on doit quitter le pays et qu'on ne trouve pas d'acheteur? On fait appel à un type spécialement entraîné, pour qu'il "annule" la voiture. Le concept? Les assurances remboursant pratiquement l'intégralité du prix global de la voiture en cas d'accident, on paie un gars pour qu'il nous "crashe" la voiture... Et voilà, l'affaire est dans l'astuce! Et le gars, c'est son métier! Mieux que Midas, y'a pas à chier!

 

 

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jimmy 01/10/2010 01:51


Mais dans ton retour il y a du bon, sinon tu n'y retournerai pas?
Et combien te couterai ton abonnement dans cette secte badistique?
Quant au Léon de la caisse, si la bas c'est un metier pourquoi pas. Ici les assurances ne rembourse pas autant. En france ca n'est pas un metier d'avenir.
Bises


Papounet 29/08/2010 20:31


De retour dans la cocotte-minute. Bon sauna.
Ici, on se pèle depuis 10 jours. Aujourd'hui, un petit 22° nuageux et très venteux. A chier.

De retour dans Kafka, dans l'insane et l'irrationnel. Ceux de la culture locale. Ça change des nôtres. Les cons sont partout, même si ce ne sont pas les mêmes partout.

Pour répondre un peu à Jeany: il n'y a pas de notion de "nuisibilité", intrinsèque à l'endroit où relative à un autre, dans les remarques de Laurence, encore moins de comparaison bien-mal,
mieux-moins bien. Ce ne sont que des conclusions d'analyse d'une situation ressentie individuellement. Des appréciations personnelles, en quelque sorte. Par une argumentation politique à fin de
convaincre un (é)lectorat.

Casseur de bagnole, ça existe ici. Mais c'est pas les mêmes motivations. Là-bas, ce sont les conditions économiques et sociales qui engendrent ce phénomène. Ici, ces paramètres n'ont rien à voir
avec ceux de Dubaï, ce sont les motivations psychologiques de quelques-uns dont on ne sait pas socialement gérer la nocivité. A Dubaï, ça passera, puisque c'est circonstanciel. Ici, ça va être plus
compliqué, parce que c'est systémique.

Je vais voir tes photos.
Continue. On te suit.

A peluche
Your Pap.


nicolas 29/08/2010 15:35


le crasheur de voiture !!!! je ne connaissais pas mais à l'avenir why not.... En tout cas très bon et beau blog.
Bonne installation à JBR. J'y ai habité un an avant de démenager voilà 3 mois.
Cordialement
nicolas


Matthieu 28/08/2010 10:12


Hé ! Voilà un article lu dans les temps, Grace a l'ipad, ça risque de bouleverser mon assiduité a ton blog, c'est plus facile de te suivre ainsi :)
sur ce garde courage cousine, et si tu craque, pense a nous ! :D

Je m'en vais de ce pas essayer ton site a la big brothers ça me tente pas mal,:p

Gros hiboux


Jeany 26/08/2010 23:24


Fuis cette atmosphère dégoulinante, réfugie-toi dans ton appartement, reviens en Europe, le bonheur est là où on veut bien tenter de le trouver !
Pas certain que cette France dont tu sembles tellement avoir honte, soit si nuisible que cela au regard de ce pays qui t'accueille. Je me sens plus libre ici quand même, du moins pour l'instant
encore. Courage.