Coup de gueule

Publié le par Laurence Tissot

La liste des coups de gueule pourrait être longue, en ces périodes électorales, en ces périodes de crise afghane, israélo irani palestino et otros, à un an du désastre nucléaire, etc, etc... Aujourd'hui, je gueule car: - une cinquantaine de corps de femmes et d'enfants ont été retrouvés ce dimanche, à homs, égorgés ou au mieux poignardés. Mais comme dit kofi, il y a de l'espoir... Ah bah heureusement! Nous essayons en vain de faire sortir la famille de Belal, qui terre leurs petites filles sans eau ni téléphone ni nourriture. C'est mission impossible. Personne ne sort du pays, de la ville, de chez soi. Aller faire faire des passeports relèverait du suicide organisé. Certains de mes fidèles et courageux amis m'ont demandé comment ils pouvaient m'aider, nous aider, aider le peuple qui souffre de la cruauté inhumaine d'une poignée... Mes amis, je n'en sais rien. Je ne sais pas quoi faire. Impossible d'apporter des soins, nos réseaux de résistance ici ne fonctionnent plus. Nos pauvres et dérisoires colis n'atteignent plus le Liban. Mon passeport est sous surveillance. Je dirais qu'il faudrait une immense chaîne humaine, comme pour le nucléaire, qu'il faut utiliser les réseaux sociaux pour mettre la pression sur nos gouvernements, qu'il ne faut rien lâcher... C'est vain, mais il faut continuer à dire, à montrer. J'en profite d'ailleurs pour dire à tous les annonceurs qui m'offrent de faire de la publicité à mon blog qu'ils peuvent aller se faire cuire un œuf, que je n'ai pas besoin d'eux, que ce blog doit rester libre. Aux collègues qui arrivent l'air affolé, me suppliant de faire attention, me demandant si je n'ai pas peur de ce que je dis, de ce que je montre, je leur réponds, merci, mais je pense qu'au contraire il faut continuer à dire et montrer, à dénoncer et à critiquer. Qu'on me vire, qu'on me réprimande, qu'on m'interroge, qu'on me condamne, qu'on m'emprisonne, je refuse de céder à la peur, au qu'en dira-t-on, au politiquement correct. La censure est assez grande pour que je ne commence pas à m'auto-censurer. Mes amis, je ne sais quoi faire ou dire, sinon de continuer à dire ou faire...

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Judith 29/03/2012 17:01

Bonjour,

Je me permets de vous écrire car je suis journaliste pour Newsring.fr, site de débats lancé par Frédéric Taddéi et nous avons lancé ce matin un débat qui pourrait vous intéresser :

Faut-il aller passer ses prochaines vacances en Irak ?http://www.newsring.fr/monde/572-faut-il-passer-ses-prochaines-vacances-en-irak/reperes

Après lecture de votre blog et récits de voyages, je me suis dit que votre avis sur cette question pourrait être très intéressant. Pour contribuer, cliquez sur le lien ci-dessus ou contactez moi
par mail : judith@ringmedia.fr

Je vous remercie infiniment par avance pour votre participation,

Très cordialement,

Judith Duportail

jimmy 26/03/2012 16:07

On marche souvent un peu seul
Sur le chemin de la vie
On marche tête baissé
dans l'indifférence.
Souvent obligé de faire
Ce que l'on doit faire
Parfois relever la tête
Dans la différence
S'apercevoir de l'horreur
D'un homme devenu fou
Entrainant son pays vers la destruction
En guerre contre les siens
Faire tuer hommes, femmes et enfants
Mais pourquoi?
Assassinats, tortures, violence
Mais pourquoi?
Alors de nouveau baisser la tête
Dans l'indifférence
Ne pouvant supporter d'être impuissant
Syrie je te condamne à mort !
On marche très souvent seul
Sur le chemin de la vie.

Bisous. Jimmy

charlotte REROLLE 20/03/2012 17:54

Salut Laurence,
on ne se connait pas mais Christophe et François Bonhomme (avec qui j'ai étudié l'histoire à Tours) m'ont parlé de toi. j'habite entre la Touraine et Dubai et je me disais que ca pourrait être
sympa de se boire un verre un de ces quatre à Dubai... t'as mon adresse mail dans ce commentaire, je te filerai mon numero en message privé!

bon courage en attendant, et peut-être au plaisir de se rencontrer, charlotte

Zeitoun Nahar 16/03/2012 09:27

use me, i can help...

Papounet 12/03/2012 23:42

. Interpeller nos zoms politiques sur la Syrie, est aujourd'hui encore plus difficile que d'habitude, car ils sont tous en pleine course pré-élector(ect)ale.
Certains d'entre eux, et c'est pas sûr qu'ils soient les moins nombreux, se seraient dépêcher de fermer la frontière si la France jouxtait la Syrie. Pour dire que la solidarité à l'international,
c'est pas leur tasse de thé au jasmin.
. Et la situation ici, sans la comparer à la Syrie, n'est pas folichonne sur le plan du travail, donc économique et sociale, que ça part en couille de partout, et sans qu'elle puisse être qualifiée
de nombriliste, la préoccupation première des locuteurs, parce que c'est celle du public, reste la politique intérieure.
. Dans ces conditions, toute réprobation, aussi animée soit-elle, de gauche comme de droite, est bonne à prendre. Tout ce qu'on peut faire, et tu le sais, c'est continuer d'en parler, le plus
possible. Nous non plus n'avons pas d'autre arme face à la barbarie héréditaire hassadienne.
. Solidarité de tout coeur avec les homsis et tous les syriens qui résisteront jusqu'au bout.
.
Je t'embrasse. On pense à vous.