Ces fois ou j'ai failli mourir (dernierement)

Publié le par Laurence Tissot

Bon, ces derniers temps, j'ai fait fort en chocolat.
Faut quand meme que je vous raconte...

 Parce que la premiere fois, je crois que je decroche la palme de la connerie supreme.

Je venais de finir mes longueurs dans la piscine familiale. Et je devais la recouvrir de la bache. Je tire la bache dans tous les sens, mais pas moyen, faut me rejeter a l'eau pour la mettre correctement. Et la, l'idee du siecle me traverse. Je me dis, tiens, travaillons mon apne et mon cardio! Je saute d'un cote, je nage la longueur de la piscine puis recupere la bache de l'autre cote pour le tendre correctement. J'enleve mes lunettes qui me permettent de voir et je saute. Chacun l'aura devine. Je me suis bien evidemment perdue sous la bache... Bleue. Comme l'eau, comme le fond de la piscine. Partout, la bache, sur moi, ou sous moi, je ne sais plus. Impossible de m'en sortir... Je ne panique pas, c'est pas mon genre, mais simplement, cela va tres vite, et dans quelques secondes, je n'aurais plus d'air. Je commence a me sentir proche de l'evanouissement, j'essaie de m'en sortir, je tatonne, nage, ne change plus de direction, me disant que je vais forcement retomber sur un bord, mais je dois etre desorientee, je tourne en rond. Bref, juste avant de tomber dans les pommes, ou autre chose, j'effleure quelque chose de dur... Un bord. L'ultime souffle pour accrocher le bord et sortir ma tete de sous la bache...Il m'aura fallu 40 minutes pres de la piscine, choquee, entre les pleurs et les rires, pour me remettre de ma connerie monumentale. On sait les choses. Et pourtant... Ma derniere pensee consciente: ce sont les filles qui retrouveront mon corps sous la bache, quelle horreur...


La deuxieme fois, je decroche la palme de reine du 'me fais pas chier, mec!'
Paris. Le sacre coeur. Je me ballade par une belle journee estivale, profitant de mes dernieres heures sur ma terre natale, avant mon retour. Un black s'approche de moi et veut me mettre je ne sais autour du doigt, qu'il me fera forcement payer. Je dis non, m'ecarte. Je redis non. Je reredis non, merci. Son insistance limite physiaue et agressive me monte au cerveau. Faut pas me faire chier. Je le lui dis. Me fais pas chier, ok, j'ai ete polie, alors maintenant, casse-toi. (C'est ca, quand on voyage dans ces pays d'hommes, faut apprendre a se faire respecter, et a etre diplomatique, puis intransigeante...) Le gars sort un couteau et me le presse contre le ventre, avec un dedaigneux: repete un peu pour voir... Je repete. Par betise, peut-etre, mais je ne suis pas une lache. Il presse son etreinte. Et les passants passent, et cette scene surrealiste ne devra son heureux denouement qu'a l'ami qui m'accompagnait. Pas de regrets, en ce qui me concerne. Je ne me laisserai jamais intimider, marcher sur les pieds, menacer. Je suis une femme la tete haute. Un homme, si j'avais pu...

Quant a la troisieme fois, plus banale, je meriterai la palme du sang-froid. C'etait juste ce matin. Je ne sais pas si vous avez vu, un ouragan touche la cote est des USA, et la ou l'on se trouve, on se ramasse les degats collateraux. C'est-a-dire que c'est tout simplement le deluge, depuis trois jours. Il n'a pas arrete de pleuvoir, mais pas pleuvoir genre drache en Belgique ou tempete de Bretagne. Non, le truc qui te decolle les panneaux sur les routes, qui fait vibrer les fenetres et qui m'a fait dire pendant tout le trajet de la maison au centre aere (40 min), bon, bah, tu me dis, Sandy, parce que moi, je ne vois rien... (Avis aux connaisseurs!) Bref, je roule, comme tout le monde, a moitie mnoins de la vitesse autorisee, mes essuies-glace balaient 48 tonnes d'eau a la minute, je ne vois rien a plus d'un metre devant moi, si ce n'est les torrents de boue qui commencent a faire ceder les barrieres laterales... Je depose les filles saines et sauves, qui ont eu la trouille de leur vie a cause du bruit, et qui ont eu la merveilleuse idee d'etre terrorisee, et donc silencieuses, tout le long du trajet. Et je repars pour mes 40 minutes retour. A mi-chemin, la pluie redouble d'intensite, ce qui releve d'un miracle de Dame nature, et un camion (pensez aux camions comme dans les films ricains) commence a faire de l'aqua-planning, a quelques metres devant moi. Les distances sont difficiles a cerner, je ne vois meme pas le bout de ma voiture. Et la, hop hop hop, j'ai une automatique, donc, freinage plus lent, et je reussis a stabiliser mon vehicule qui part lui aussi en sucette a 360 degres (alors que je devais rouler sans metir a 30km/h...) Je n'ai jamais appris a faire cela, mais la, je me tire mon chapeau, car j'ai evite de me tuer et de venir m'exploser dans le camion devant moi... J'ai deja pete assez de voitures comme cela, ma boss aurait fait la gueule! Hi hi!

Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes! C'est reparti pour un tour!

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coco 04/08/2008 11:45

Bon alors tout d'abord, navrée de ne pas avoir réagi plus tôt à tous ces messages et ces nouvelles mais depuis ton départ, j'ai passé une semaine à Tours puis là, je m'apprête à partir pour Perpignan! Bon d'accord, c'est pas trop une excuse...
Et là, c'est le choc, l'angoisse (pour toi): qu'est ce que c'est que ce bordel?
Depuis quand on te demande de remplacer "Gérard Majax" ou encore "David Copperfield"??? T'es une folle ou quoi? (Oui ça, tout le monde le sait mais bon)...
Tu t'es pris pour Jacques Mayol dans LE GRAND BLEU avec son apnée à tout faire péter!!!???Ah, ou alors tu as cru faire un re-make de LA PETITE SIRENE. Bon, en tout cas, c'est balot.
T'imagines...comme mort con, y'a pas mieux. Tu pourras la resortir celle-là.
Et puis, je me demande: Mais que font les flics de CHIPS( Ponchorello et l'autre...machin chose) pour surveiller les routes? Maintenant, t'es obligée de te la jouer à l'américaine comme dans les séries qui fait des trucs de fous.
Ne serais-tu pas la reincarnation de "la femme qui valait trois milliards?..."

mylène 31/07/2008 23:47

bon je me lance pour laisser mon premier commentaire sur ton blog. Je voulais juste te dire de nous rester en vie. je tiens beaucoup à toi donc reste parmis nous. En plus, je compte bien continuer à voyager grâce à toi. Je te remercirai jamais assez pour tout ce que tu fais pour moi ma petite soeur chérie d'amour. j'ai même le droit à des bisous. Bon courage; Tu ne sera peut être jamais maman mais tu es une soeur formidable.

Papounet 31/07/2008 22:46

Ma zouz
la prochaine fois que tu dois tirer la bâche de la piscine, accroche-toi des haltères aux pieds, comme ça t'auras qu'à marcher au fond pour trouver la sortie.
Le black au Sakto qui te la joue Bronx sur Seine, t'aurais dû lui parler en LSE quand il a pointé son couteau. Lui dire les mêmes choses si tu voulais, mais ça l'aurait peut-être suffisament désarçonné pour qu'il sache plus trop comment prendre le problème. Penses-y la prochaine fois que tu te retrouves dans ce genre de situation. En faisant ça, tu "sors" du contexte.
Quant à la voiture dans la tempête, c'est une bonne école. Encore quelques frayeurs comme ça, et tu pourras dire que tu sais tenir un cerceau.
Tâche de faire gaffe quand même.
Bisous
Your pap

jl 25/07/2008 19:41

bon, ça va c'est pas encore trop dangereux... puisque tu y as réchapper... mais ne va pas faire du saut en parachute par ce que avec une veine comme cela... ;)