En vrac

Publié le par Laurence Tissot

J'en ai parlé rapidement, mais je voulais revenir sur la beauté des fonds marins à Sharm el Sheik. A la sortie de l'hôtel, j'ai chaussé mes palmes, mon masque, mon tuba, et je me suis délectée pendant près d'une heure des merveilles de cette mer au climat idéal. Poissons multicolores, coraux farfelus, mer cristalline, température idéale, anguilles pas farouches, némos à gogo, ballet animal et végétal, régal des yeux, on voit le sable 50 mètres de profondeur, plus beaux, les rayons du soleil clément, venant bercer les nageoires flamboyantes des poissons tropicaux. Un grand moment de silence et de découverte. Pas de photos, mais laissez votre esprit vagabonder...

J'ai également eu la chance d'une découverte imprévue. Je me promenais, le soir, dans l'immensité du complexe hôtelier, où tout est fait pour reconstruire l'idée de souk (lorsqu'on va au restourant, l'hôtesse nous donne des petits sacs avec de vieilles pièces de monnaie égyptienne, à échanger contre la nourriture que l'on choisit dans les différents bars à thèmes, avec spectacle traditionnel sur fond de musique locale). Je tombe sur un jeune homme en train de tisser des tapisseries à la laine. A l'ancienne. Il me laisse essayer, et l'on en vient à se raconter nos vies. Et il m'apprend qu'il est un amoureux du français, qu'il a appris le français, mais que c'est presque impossible de trouver un travail en Egypte en tant que professeur. Il me parle de Rousseau, de Voltaire, de Cocteau, de De Gaulle aussi. Et il me sort ces vieux manuels d'apprentissage, aux pages cornées, jaunies, les vieilles grammaires de nos grands-parents, en essayant d'aligner trois mots de français... Une belle rencontre, improbable. Je lui ai promis de lui envoyer des manuels plus récents. Rencontrer un amoureux de la langue française en train de tricoter des tapis. Voilà les charmes du voyage.

Une petite photo d'illustration, qui me plait beaucoup:















J'ai également visité le musée qui se trouve derrière les pyramides, dans lequel on peut admirer un bateau en bois de plus de 43 mètres. Bon, me direz-vous, et alors? Eh bien, quand on pense que ce bateau date de 5000 ans, que le bois est intact, et que s'il a été si bien conservé, c'est parce qu'il était enfoui sous 17 monumentales pierres de plus de 17 tonnes chacune, accolées les unes aux autres sans un seul interstice d'air pénétrant, eh bien, on s'agenouille et on respecte. Je n'y crois pas moi-même...
















Et enfin, je ne pouvais parler de l'Egypte sans faire un clin d'oeil (ou un pied de nez, sans mauvaisjeu de mots...) au Sphinx de Gizeh! Pour l'anecdote, le Sphinx est féminin en espagnol... D'une longueur de soixante-treize mètres, d'une hauteur de vingt mètres et d'une largeur de quatorze mètres (largeur du visage : 4,15 m ; largeur de la bouche seule : 2,32 m ; hauteur de l'oreille : 1,40 m), le sphinx a la tête tournée vers le levant.
Autre anecdote: l'homme est responsable de nombres de ses mutilations, notamment en ce qui concerne son sourire énigmatique, abîmé par des coups de canon ordonnés par un cheikh du XIVè siècle. Ces tirs au canon cassèrent la barbe postiche et le nez. La barbe est au British Museum, qui refuse de la rendre à l'Egypte, et le nez n'a pas été retrouvé.

 

 

Et voilà pour l'Egypte!!!!
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

coco 28/04/2008 11:14

Merci encore pour toutes ces magnifiques photos. On s'y croirait presque et comme ça, on a l'impression de voyager un petit peu à tes côtés!

jl 23/04/2008 18:49

Mensonge sur le sphynx!!! tout le monde c'est que c'est obélix qui casse le nez pas un quelconque cheikh désoeuvré....