Avant-après

Publié le par Laurence Tissot

Nous y voilà. J’étais venue ici pour chambouler mon quotidien, mon univers, ma conception des choses. La révolution est en marche. Aujourd’hui, je ne peux plus être la même femme. Je vois, j’écoute, j’essaie de comprendre ces gens. Dubai se teind de poussière, la ville floue, perdue, reflète et révèle ce que je deviens. Je suis de l’espèce humaine, je crie solidarité, je dois appartenir à cette générosité de l’être. La révolution est en marche, un monde s’écroule pour moi, un autre, sans frontières, radicalement, s’impose à moi. Peut-être, finalement, ne choisit-on pas son destin. Peut-être est-ce lui qui nous trouve. Je trébuche contre les bords de mon entendement, de ce qu’on m’a appris à être, de ce qui est inscrit dans mes gênes, car cela s’avère trop étriqué pour l’infinité du monde qui s’impose à moi. Je réfléchis, me laisse glisser dans la marée qui me submerge, j’entame une longue traversée, celle du voyage intérieur, celle où l’on plie bagages, émotionnellement, psychologiquement, culturellement, affectivement.
Je ne sais comment crier aux hommes que je les aimés, que je les aime, que tous ont été la quête de ma vie, le début et la fin de tout ; je suis cette femme qui part, comme je l’ai déjà dit, vers quoi, vers ce que je ne suis pas naturellement, vers ce qui est le plus complexe. Vous m’aimez. M’attendez, peut-être. Et moi, je vous aime. Je parle des Hommes, mais aussi des hommes. Je parle de mes amis, de ceux qui me suivent partout où je suis, de ceux qui m’ont forgée et me supportent. Je suis pleine de vous, de ce qui s’écroule autour de moi, de l’amour que je vous ai porté, sincèrement.
Ma révolution est en marche, Laurence se réinvente, naît, renaît, au prix de tous ceux que je laisse à m’attendre, au prix d’un choc immense, d’un questionnement métaphysique sans précédent. Pas toujours aisé d’essayer de suivre son destin. Le mien est fait de déchirements depuis le début, d’amour passionné, de départs, de rencontres, de partages, de grandiosité. Il y a là bien plus que je ne saurai jamais écrire, bien plus que je ne saurai jamais vous raconter. Comme il est difficile, et à la fois comblant, de renoncer à tout ce que l’on était pour devenir. Je suis en devenir. Et j’essaie. De mon mieux.

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une fée de passage 21/02/2008 13:56

"Le bonheur n'est pas sur le chemin, le bonheur c'est le chemin"...
A méditer ma laulau
Bisou
del

Papounet 18/02/2008 23:53

"Pendant que les sages cherchent le pont, les fous traversent la rivière..."
Dicton oriental gentiment fourni par ton papa.
Je t'aime, ma fifille. Si j'avais su que ça pouvait être comme ça, les poufs, j'en aurais fait une deuxième.
Bisous nounourssiens.

1 homme parmi trop d'autres... 17/02/2008 22:32

message bien reçu, même si j'en déplore la forme ainsi que son caractère impersonnel. Je ne cesse d'être surpris, j'avoue ne pas te comprendre mais c'est ton bonheur qui me préoccupe.
Va, vis et deviens.
Last comment.

Ced 17/02/2008 20:18

Coucou Lau !
Bon courage dans cette quête du devenir et sois fière de ce que tu deviendras.