Des nouvelles du front

Publié le par Laurence Tissot

Bon, un peu de couleurs locales, pour régaler mes habitués.

J’ai fait l’expérience d’aller dans des toilettes publiques en plein cœur de Dubai pour pauvres (j’ai dû me perdre, vu la tête des hommes que je croyais…) Je n’oublierai jamais.
Je me suis également perdu e dans le Chinatown de Dubai : les Chinois sont décidément partout, va falloir que j’aille les voir un de ces quatre !
 
Dubai commence à me taper sur le système. La circulation. Le manque de transports en commun. Le temps qu’il faut pou tout. Les routes mal pensées, mal tracées, mal construites. Faire des kilomètres pour rien. Mais ce qui me pèse le plus, c’est le manque de rues. Le concept même de rues n’existe pas (preuve en est, j’attendais un paquet de Chronopost, le gars censé me livrer le paquet m’appelle, il est perdu dans ma zone, me demande où j’habite, bah, comment te dire ?! J’en sais rien, y’a pas de rues…) Pas de rues, pas de balades après le déjeuner, pas de promenade, pas de flânerie. On prend la voiture pour aller flâner dans les centres commerciaux. Après avoir tourné 45 minutes pour se garer. Je deviens dingue, là-dedans. Je commence à comprendre ce contre quoi les guides touristiques mettent en garde. Cette ville peut vite devenir une aliénation. Je commence à faire attention de ne pas devenir dingue.
 
Et puis, vint s’ajouter à cela le fait qu’hier, il faisait 16 degrés, voire 13 au réveil. Et aujourd’hui, sans mentir, on a tapé les 30 degrés ! Et voilà ! L’été est là, le corps, lui, doit suivre… Le mien pour l’instant, me crie : « Oh, c’est quoi ce bordel ???!!! »
 
Le Dubai Shopping Festival continue, aussi comique que décevant, poussant autant que possible à la consommation, à l’achat, le sport national ici. Moi aussi, je m’y mets. Pas le choix, quand c’est l’unique sortie qui s’offre à soi. Tout ici est pensé pour consommer, consommer, consommer. C’est écoeurant. Et je le répète, aliénant.
 
Sinon, que dire ? A défaut d’avoir Noêl, on a la Saint-Valentin ! Et vas-y que je te souhaite des Happy Valentine’s Day, en veux-tu, en voilà, vas-y, pas cher, achète mes roses rouges, va au resto, à l’hôtel, dans le désert en amoureux, tout pour me déplaire !
 
A l’horizon, des hommes, toujours des hommes, rien que des hommes (désespéremment) ; avec parfois des conceptions sur l’amour, l’amitié, la famille, qui remontent pour moi à celles des grands-parents de nos Poilus, pour pas dire au Moyen-Age ! Alors forcément, j’ai du mal…
 
Des nouvelles d’Asif : la dernière en date, il m’a dit avoir dépensé l’équivalent de 25 000 francs (hi hi, je fais la conversion ainsi, c’est plus facile depuis les Dirhams !) en bijoux pour son mariage. C’est un investissement, une sécurité pour son épouse, ses économies depuis 4 ans ici, une broutille quoi. Le rapport aux bijoux ici, et dans ces pays-là, l'Inde le akistan, les pays Arabes, est très intéressant, je dirai même déconcertant. Et j’en viens à mon prochain article (vous remarquerez la transition, digne d’une littéraire !) : le marché de l’or !!!

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jl 14/02/2008 20:07

cela doit étre un peu déprimant cette superficialité, ce matérialisme grossier... si on comprend un peu ceux qui sombrennt l'islamisme: la recherche d'une société plus juste plus spirituelle.
je suis pas d'accord avec cette idéologie mais je comprend qu'on en arrive là...