En vrac...

Publié le par Laurence Tissot

  • Jogging
Je reviens de mon jogging, après une pause de 3 jours. Il est tard, 22h30, Andy n’est pas du soir, et moi pas du matin, dur dur… Il fait nuit, j’ai couru sur le terrain de golf privé du ghetto pour super riches où je crèche. Je me suis pris quelques jets d’eau dans la gueule, j’ai du tomber 5 ou 6 fois (c’est dur de courir quand tu vois pas le sol), mais au moins, je comprends maintenant pourquoi l’herbe est si verte et pourquoi ça sent si bon. Comme c’est doux de courir « à la fraîche » (juste 26 degrés, c’est le pied !)
Tant de richesse, c’est énervant. Alors pour me venger, j’ai fait un pti pipi sur le green… (Décidément, je suis très pipi-caca ce soir). Même si les filles, ça fait ni pipi, ni popo.
 
  • Dubaï
Alors Dubai est comme je me l’avais imaginé : chaud, arabe, mais pas tant que ça, assez paradoxal, excentrique, capitaliste quand ça l’arrange, ghettoisé, aussi moderne que traditionnel. On croise des femmes derrière les petits barreaux de leur fenêtres pour yeux, et des femmes en mini-jupes, lunettes Dolce Gabanna de mes deux, poufland and Co. Il fait beau, chaud, c’est bon d’être ici. Même si c’est l’hiver ici, et que les magasins mettent en vitrine des manteaux super chauds, et que les femmes commencent à se rhabiller en pantalons, tailleur, veste pour pas prendre froid.
 
  • Trafic
La circulation n’est pas si terrible qu’on veut le croire, c’est juste que les voies express poussent si vite que les panneaux ne suivent pas toujours. On annonce une sortie à droite, et 200 mètres plus loin, c’est finalement à gauche, car une nouvelle bretelle a été construite.
 
  • Anecdotique
Cette ville est presque faite de toutes pièces, alors faute de temps, d’histoire, on donne des numéros aux rues, et non des noms, à part pour les grands axes. C’est rigolo.
 
  • Buildings
Les buildings… Ca, faut le voir pour le croire. Il y a autant de grues que de buildings, ça pousse en quelques mois, c’est moche, mais extravagant, alors on se tape des délires architecturaux, c’est rigolo. J’arrive pas à trouver ça moche, pas beau non plus. C’est juste Dubaï.
 
  • Une réalité
Dubaï, c’est aussi le lieu du « ni fait ni à faire ». Dans la maison-château-villa de luxe où l’on vit, ne se passe pas une journée sans que quelque chose ne marche pas : l’air conditionné (bienvenu dans tous les espaces fermés) tombe en panne le lundi, la douche le mardi, les lumières de la piscine le mercredi, internet le jeudi, l’alarme le vendredi ; un « professionnel » est venu poser des tapis dans les couloirs (des moquettes) ; il a tout mis de traviole, ça fait trois jours qu’il revient pour saloper son travail, et il voit pas où est le problème. Faut batailler. Le mec qui vint réparer le câble répare un poste de TV, il vérifie pas les autres, et du coup, ça marchait que sur la TV qu’il avait manipulée. C’est rigolo. C’est Dubaï.
 
  • Les supermarchés :
Dubaï est le temple du shopping. Ici, on passe sa journée dans des centres commerciaux, qui s’étendent sur des pâtés de maison. On y trouve de tout, on créé aussi des zouks artificiels pour Américains et Européens riches qui veulent pas spécialement se mélanger aux autochtones. On trouve tous les produits possibles, j’aurais pas de mal à manger français. Plus les épices, les spécialités locales. On trouve aussi toutes les grandes marques typiques. Et des magasins où s’étendent à perte de rayons les sacs à patate noirs que sont obligées de porter les femmes ici. 9a veut donc dire qu’il y a plusieurs modèles. J’aimerais bien rentrer, voir les différences, mais par respect, je ne pense pas que je puisse avancer l’argument sociologique. C’est bien évidemment climatisé, et très propre. Rien à redire. Plan à tous les carrefours pour retrouver son chemin, 4 étages, c’est Créteil Soleil en version plus grande, plus luxe, un poil arabe malgré tout.
 
  • La piste de ski.
A y est ! Je l’ai vue ! Eh bien, c’est tout simplement à l’image de Dubaï : c’est rigolo. A côté du rayon légumes à Carrefour, du Go Sport, du Starbuck et des tapis persans, on rentre dans une boutique où on peut s’acheter chaussures, combis, bonnets et skis, et c’est parti mon kiki. J’ai pu voir à travers la vitre, en mangeant ue glace en petite jupe et en débardeur. C’est vraiment fun.
 
  • La maison ici :
je ne sais pas comment expliquer (et impossible de mettre des photos sur le blog, ça ne marche pas !). C’est au-delà de ce qu’on peut imaginer. Déjà, elle est située dans un quartier (pas 3 pâtes de maison, mais des kilomètres) fermé, avec barrières à l’entrée, gardiens, jardiniers, terrain de golf. Tout est parfait, lisse, beau, propre, soigné. Les pelouses sont vertes au possible, un comble pour un pays où l’eau est la denrée la plus rare, et donc la plus chère. Les villas qui sont construites là sont des mini-châteaux, style caprice de stars hollywoodiennes, avec piscines et jacuzzi pour chacune, garage privé où dorment décapotables, Mercedes, Audi, 4x4 grand luxe, portes automatiques, ornées d’or, jardins privés avec fontaines, etc. Pour parler de la nôtre, que dire… Il y a tout ça, un ascenceur pour aller au premier, du marbre du sol au plafond, ls lumières et l’air conditionné allumés nuit et jour. On a un chauffeur-homme à tout faire pakistanais (marié contre son gré il y a deux semaines), deux femmes de ménage qui vivent dans la maison. Il y a une dizaine de chambres toutes munies de salle de bain en marbre, de WC, de douches pas fermées (taillées dans le marbre, 2 mètres carrés de luxe total), des écrans plats, des home cinéma, des tapis grand luxe partout. Il y a deux salons, 4 terrasses, 3 cuisines, une salle de conférence, une salle de piano, une piscine avec jacuzzi, et j’en passe.
Quand je prends un verre d’eau, si je le laisse sur une table, la femme de ménage passe et le met dans un des nombreux lave-vaisselle. Le luxe total. Dans tous les sens du terme.
 
  • Le Beach Club :
Hier, Andy recevait des clients à la maison, il fallait qu’on déguerpisse avec les gamines. Comme c’est férié 3 jours de suite plus le week-end (ici, c’est vendredi-samedi), on a 5 jours sans école, dur dur ; mais heureusement, il y a le Beach Club. C’est le domaine piscine-chaises longues-plage privée-club pour enfants de ces hôtels de luxe sur lesquels comptent les Dubaïotes pour booster leur économie. Ces hôtels sont eux aussi du luxe à l’état pur. La version gold de tout ce que vous pouvez imaginer. Plusieurs piscines (ici, une loi impose de vérifier la température des piscines pour ne pas qu’elles soient trop chaudes), des parasols, des serveurs en nœud pap, des cocktails qu’on te sert directement sur les tabourets qui se trouvent dans les piscines. On distribue des petites serviettes fraîchement parfumées pur te rafraîchir. Pourtant, c’est l’hiver. Mais bon, faut bien ça pour les minettes bronzées comme des pan Cakes qui bullent toute la journée.
 
 

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Papounet 01/12/2007 17:43

bonsoir ma Zouz
Cat(woman, la femme-chat)et moi venons de découvrir tes nouvelles aventures. Ça fait bien plaisir de t'écouter (si! si!). On fait tous ainsi un peu de tourisme par procuration. Ici, à Nounoursland, c'est un peu moins luxe, j'ai des fuites un peu partout autour de ma baignoire qui profitent au voisin (d'en dessous, oui, bien sûr, l'eau remonte pas encore), ma SdB n'étant pas en marbre d'un seul bloc taillé, je colmate toutes les fissures au Rubson en me disant qu'un jour (quand ? ça fait rigoler Cat) je mettrai enfin une grande douche et que l'eau finira par le tuyau d'écoulement.
Bon, mes petites misères sont de peu d'intérêt, juste pour te dire de bien profiter de ce luxe qui après tout, n'est pas désagréable à vivre.
Donc, tu as eu l'occase d'aller balader à Dubai, ça te fera de beaux souvenirs, nous on verra tes photos si tu arrives à les mettre au blog. Ca s'arrange-t-y avec les chieuses ? Elles aiment la piscine ? Ca vous fait au moins un terrain d'entente. Essaie de pas les noyer.
C'est quoi une piscine 'trop chaude' ? Quand ca boue ? Pour tester, tu balances un homard dedans, si il siffle en devenant rouge, tu ajoutes 2 rondelles de carotte, oignon, sel-poivre, le temps d'aller chercher un marteau pour lui casser la gueule et la mayo, et hop !
Bon, on reste en ligne.
On t'embrasse, on pense à toi, on attend la suite, encore ! encore !
At ze next.
Your papounet+cat+bouboule et les copains.