Day 2

Publié le par Laurence Tissot

Day 2
 
Levée 5h30 à cause des filles. Je cherche comment les noyer dans une rivière, ou les faire tomber du haut d’une falaise pour avoir le droit à quelques heures de sommeil. J’échappe au jogging. C’est Thanksgiving, bordel, répit ! Tous les autres partent courir (j’ai oublié de dire que le jogging, c’est 1 heure au minimum). Mais je n’échappe à la promenade à l’arrière du Cherokee dans the property. On m’envoie acheter des Bagel au supermarket (pour me repérer, je dois chercher le magasin où plus personne n’a de dents…) Des Bagel, c’est des petits pains en couronne salés, qui ont l’air d’être bons, mais qui sont secs, sans goût, et qui font regretter notre bon pain bien de chez nous. J’essaie d’établir un contact avec ces ovnis de gamines, aussi belles qu’intelligentes, aussi mûres qu’autonomes, et donc, qui ne me passent rien. Surtout pas le fait que je ne comprends pas un traître mot de ce que ces charmantes têtes blondes veulent me dire. Alors elles s’impatientent et me détestent. D’autant plus que leurs 4 grands frères et sœurs sont là pour s’en occuper, rire et jouer avec elles. J’aime bien me sentir à ma place comme ça.
Je passe sur la journée. Les invités arrivent vers 13h (je rappelle que c’est le dîner, qu’on est censés prendre en famille). Ils picorent toute l’après-midi, mais chacun met la main à la pâte. Ca sent bon, la cannelle, les pommes, et la fameuse turkey (dinde). C’est le seul mot que j’ai appris jusqu’à présent, mais je l’aime bien. 17h30 : on passe à table. C’est quoi ces horaires ! Chacun prend son assiette et va se servir. Et là, c’est le drame. Il s’avère que toute la bouffe, ou presque, est dégueu. Les brocolis durs comme de la pierre, les pommes de terre jaunes et rouges aussi bizarres que cela puisse paraître, les haricots plein de beurre… Mais bon, heureusement, la dinde était un régal, ainsi que les apple pie, les tartes aux fraises et à la rhubarbe, ainsi qu’aux peanuts. Voilà pour Thanksgiving, on porte des toasts, et chacun va se coucher vers 21h, après avoir regardé un bon match de football américain (c’est des tapettes, ils ont des protections alors qu’au rugby, non).
 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

jl 27/11/2007 19:25

ah la non-bouffe américaine... il faut vraiment aller chez les immigrés de fraiches dates pour avoir une bouffe correcte... Les latinos apportent un peu de finesse dans ce monde de brute la bas...
Je pense à toi en buvant un vin chaud sur le marché de noel à Strasbourg...

que la divinité de ton choix t'apporte la patience vis à vis de tes deux petites patronnes!

Papounet 26/11/2007 17:55

Bonjour ma Zouz !
ça faisait un petit moment que j'avais pas rigolé comme ça. Le carnet de bord, le diary book, le livre de voyage, ça reste un excellent remède à toute morosité et ennui, un bon exercice de style, une source d'anecdotes et de découvertes pour tous (lecteurs, mais particulièrement rédacteur), et la distance que l'on se doit de garder par rapport à ce que l'on écrit évite de sombrer dans Les misérables (en 12 tomes, il faut acheter les 12 sinon on ne comprend rien...).
Je répercute à mamie (qui t'a bloggué un commentaire depuis chez moi, où elle est venue fondue-savoyarder avec JJ, voir ma médiathèque).
Ça fait 'achement plaisir de te retrouver.
On t'embrasse, moi-Cat-Bouboule dans le canapé-les autres...

Claire 26/11/2007 16:59

Salut Ma Lau, ça fait plaisir d'avoir des nouvelles détailée...
ça a l'air cool la bouffe américaine, gras et dégueu... Alors qu'ici, on est en pleine période de raclette... c'est gras, mais au moins c'est bon...
Pour les gamines, essaie de les mater, tu vas pas te laisser emm... par deux pisseuses.
Courage, on pense à toi...
Bises
Claire et Cyril